Bertrand David

Arrivé à Télécom ParisTech en 2001, Bertrand David est enseignant-chercheur au sein du LTCI au sein du thème ADASP. La majeure partie de ses travaux concerne le traitement du signal audio et la recherche d’information musicale, qu’il s’agisse de transcription automatique (retrouver la partition à partir du signal de musique), de représentation des sons ou encore d’acoustique musicale. Il a par exemple encadré deux thèses sur la détection du rythme : l’une destinée à apprendre à l’ordinateur à « battre » le tempo et l’autre, plus récente, pour inférer des propriétés haut niveau telle que la position des barres de mesure.  Ces travaux plus récents s’attachent à développer des méthodes algorithmiques destinées à améliorer l’intelligibilité de la parole en milieu bruité, tel que l’habitacle d’un véhicule. Ces méthodes cherchent à imiter une modification naturelle, réflexe de la voix humaine produite dans ces conditions, appelée « Effet Lombard ».

 

Estimation de l’inharmonicité b et de l’accord des notes de piano (notées m) par des méthodes de décompositions non-négatives des données. Les résultats permettent de connaître avec précision les propriétés spécifiques du piano étudié et les choix réalisés par l’accordeur. Une fois cette information incluse dans les modèles de décomposition, cela permet d’améliorer les capacités des algorithmes à transcrire automatiquement la musique enregistrée en musique symbolique (fichier midi ou partition).

Ses travaux en acoustique musicale s’inscrivent dans une démarche d’aide à la facture instrumentale. Pour décrypter la mécanique complexe des instruments à cordes, Bertrand David s’attache à développer des algorithmes qui vont estimer des grandeurs modales dans des signaux musicaux pour déterminer des paramètres résumant les comportements acoustiques. Ces grandeurs sont mises en forme et leur mesure est rendue accessible aux facteurs d’instruments, au travers d’une plateforme logicielle en ligne nommée PAFI (Plateforme d’Aide à la Facture Instrumentale) et développée dans le cadre d’une collaboration avec l’Itemm (Institut technologique européen des métiers de la musique) au Mans et le Laboratoire d’Acoustique de l’Université du Maine qui porte le projet. L’application a pour objectif de fédérer les luthiers autour du partage et de la diffusion des connaissances et des mesures.

 

La synthèse dite hybride permet de produire des sons de guitare en combinant des modèles physiques et des mesures de mobilité de la structure. Cela permet d’obtenir une bonne reproduction des propriétés sonores pour un faible coût calculatoire, comme on peut le voir sur cette comparaison entre le son réel (played) et synthétique. Ici, il s’agit des représentations temps-fréquence des deux sons, c’est-à-dire la manière dont l’énergie, en niveau de couleur, se distribue selon les axes de déroulement temporel (abscisses) et spectral (ordonnées).

© Photo et illustrations : DR

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